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10 articles avec poesies

de drap ou de soie ?

Publié le par Elisa

 

 

 

Je racontais un conte
A quatre ou cinq marmots, auditoire choisi,
Et j'en étais, je crois, à l'endroit que voici :
"... Dans un instant où Dieu tournait le dos, le diable
Se glissa, sans rien dire et d'un air amiable,
Ce qu'il fait très souvent, derrière le bon Dieu ;
Il coupa dans le ciel un morceau de drap bleu,
Et, pour cacher le trou, mit dessus un nuage... "
Jeanne m'interrompit. - Allons, Jeanne, sois sage,
Dit George, intéressé par le diable et par Dieu ;
Nous écoutons, tais-toi. - Jeanne s'en troubla peu.
- Je croyais que le ciel, dit-elle, était en soie.

Victor Hugo.




malheureusement pas mon stock de soirie mais photo prise lors d'un voyage en Thaïlande


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Le beau tissu de la tapisserie...

Publié le par Elisa

 

 


La chambre de la châtelaine

...La châtelaine en sa molle indolence,
De ses pensers suivait le cours changeant
Et se taisait. Dans la lampe d'argent,
Qui se balance à la haute solive,
Se consumait le doux jus de l'olive ;
De ses contours ciselés avec art
Quelques rayons échappés au hasard
Vont effleurer le ciel, où se déploie
L'azur mouvant des courtines de soie ;
Les longs tapis, où, d'un épais velours
La blanche hermine enrichit les contours ;
Du dais massif, les angles où se cache
L'or du cimier sous l'ombre du panache,
Et la splendeur des pilastres dorés
Qui de l'estrade entourent les degrés.
D'un champ de soie, où l'argent se marie,
Le beau tissu de la tapisserie...

                 Amable Tastu

en lisant ce poème , on imagine bien le décor....




un , des superbes timbres de la série métiers d'Art   voir
q
ue l'on aimerait voir fleurir nos lettres brodée ou non

merci à Christine et à Marie-Christiane



Publié dans POESIES

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le pot cassé...

Publié le par Elisa

 Le pot cassé

Ô ciel ! toute la Chine est par terre en morceaux !
Ce vase pâle et doux comme un reflet des eaux,
Couvert d'oiseaux, de fleurs, de fruits, et des mensonges
De ce vague idéal qui sort du bleu des songes,
Ce vase unique, étrange, impossible, engourdi,
Gardant sur lui le clair de lune en plein midi,
Qui paraissait vivant, où luisait une flamme,
Qui semblait presque un monstre et semblait presque une âme,
Mariette, en faisant la chambre, l'a poussé
Du coude par mégarde, et le voilà brisé !
Beau vase ! Sa rondeur était de rêves pleine,
Des boeufs d'or y broutaient des prés de porcelaine.
Je l'aimais, je l'avais acheté sur les quais,
Et parfois aux marmots pensifs je l'expliquais.
Voici l'yak ; voici le singe quadrumane ;
Ceci c'est un docteur peut-être, ou bien un âne ;
Il dit la messe, à moins qu'il ne dise hi-han ;
Ça, c'est un mandarin qu'on nomme aussi kohan ;
Il faut qu'il soit savant, puisqu'il a ce gros ventre.
Attention, ceci, c'est le tigre en son antre,
Le hibou dans son trou, le roi dans son palais,
Le diable en son enfer ; voyez comme ils sont laids !
Les monstres, c'est charmant, et les enfants le sentent.
Des merveilles qui sont des bêtes les enchantent.
Donc, je tenais beaucoup à ce vase. Il est mort.
J'arrivai furieux, terrible, et tout d'abord :
- Qui donc a fait cela ? criai-je. Sombre entrée !
Jeanne alors, remarquant Mariette effarée,
Et voyant ma colère et voyant son effroi,
M'a regardé d'un air d'ange, et m'a dit : - C'est moi

 V.Hugo

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La maison serait blanche.....

Publié le par Elisa

 

Aujourd'hui un peu de Douceur

Charles Guérin

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Broderie copine avec poésie

Publié le par Marianne

 

L'Amie

C'est celle qui est là
Quand tu en as besoin

C'est celle qui est près de toi 
Quand tu ne vas pas bien

C’est celle qui te console 
Quand tu as du chagrin

C’est celle qui te cajole
Celle avec qui tu te sens bien

C’est celle qui veut bien t’écouter
Celle à qui tu peux te confier

C’est celle qui garde les secrets
Celle qui ne te trahira jamais

C’est celle qui veut vraiment t’aider
Celle qui ne te laissera pas tomber

Si tu as une amie
Garde-la pour la vie

Et ne l’oublie jamais
L'amitié c'est sacré

Marianne Isoart

 

   

 

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Méditation

Publié le par Elisa

On m'a envoyé  ce texte (je ne connais pas l'auteur) et comme il m'a plu,
je le partage avec vous ,
il m'a fait penser à l'Asie , à la démarche caractéristique des porteurs .

LE POT FÊLÉ


Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche, du ruisseau vers la maison, le pot fêlé n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes et la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.
Le pot intact était très fier de son oeuvre mais le pauvre pot  fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections et se sentait  triste. Il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.
Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau.
« J'ai honte de moi-même, parce que ma fêlure laisse l'eau  'échapper au retour vers la maison. »
La vieille dame sourit :
« As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement  tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la maison».


Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures.   Mais ce sont chacune de ces craquelures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes.          

 * * *

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Rubans....

Publié le par Elisa

La voyageuse

Au temps des pastels de Latour,
Quand l'enfant-dieu régnait au monde
Par la grâce de Pompadour,
Au temps des beautés sans seconde ;

Au temps féerique où, sans mouchoir,
Sur les lys que Lancret dessine
Le collier de taffetas noir
Lutte avec la mouche assassine ;

Au temps où la Nymphe du vin
Sourit sous la peau de panthère,
Au temps où Wateau le divin
Frète sa barque pour Cythère ;

En ce temps fait pour les jupons,
Les plumes, les rubans, les ganses,
Les falbalas et les pompons ;
En ce beau temps des élégances,


Enfant blanche comme le lait,
Beauté mignarde, fleur exquise,
Vous aviez tout ce qu'il fallait
Pour être danseuse ou marquise.

Ces bras purs et ce petit corps,
Noyés dans un frou-frou d'étoffes......

Théodore de BANVILLE


Christine, merci pour la photo
je l'aimmme  ;-)

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Gages d'amour, mots d'amour...

Publié le par Elisa

 

Diamant du coeur

Tout amoureux, de sa maîtresse,
Sur son coeur ou dans son tiroir,
Possède un gage qu'il caresse
Aux jours de regret ou d'espoir.

L'un d'une chevelure noire,
Par un sourire encouragé,
A pris une boucle que moire
Un reflet bleu d'aile de geai.

L'autre a, sur un cou blanc qui ploie,
Coupé par derrière un flocon
Retors et fin comme la soie
Que l'on dévide du cocon.

Un troisième, au fond d'une boîte,
Reliquaire du souvenir,
Cache un gant blanc, de forme étroite,
Où nulle main ne peut tenir.

Cet autre, pour s'en faire un charme,
Dans un sachet, d'un chiffre orné,
Coud des violettes de Parme,
Frais cadeau qu'on reprend fané.

Celui-ci baise la pantoufle
Que Cendrillon perdit un soir ;
Et celui-ci conserve un souffle
Dans la barbe d'un masque noir.

Moi, je n'ai ni boucle lustrée,
Ni gant, ni bouquet, ni soulier,
Mais je garde, empreinte adorée
Une larme sur un papier :

Pure rosée, unique goutte,
D'un ciel d'azur tombée un jour,
Joyau sans prix, perle dissoute
Dans la coupe de mon amour !

Et, pour moi, cette obscure tache
Reluit comme un écrin d'Ophyr,
Et du vélin bleu se détache,
Diamant éclos d'un saphir.

Cette larme, qui fait ma joie,
Roula, trésor inespéré,
Sur un de mes vers qu'elle noie,
D'un oeil qui n'a jamais pleuré !

Théoplile Gautier

 

 

 

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Qui suis-je ?

Publié le par Christine M

 

Elle ne pousse pas dans le sable, mais on l'y trouve

En excellant latin, elle se déline sans décliner.

Après la découverte du pot, gare au ennuis !

Pas girouette, mais beaucoup plus précise

A trente-deux, elle connaît carte à l'appui les points forts de
certains écclésiastiques.

L'ébéniste ne se chauffe pas de ce bois, mais on en trouve dans son atelier

On dit qu'il sont indiens, mais se portent rarement à la boutonnière.

Son prénom lorsqu'elle était belle et qu'elle sentait bon la fleur nouvelle

Habille un flamant ou une crevette

On dira qu'elle vous envoie au diable

Une façon de tailler les diamants

Dans les Alpes, il se repose sur ses lauriers

Un film mièvre et la soirée est à l'eau

Circulaire dans les cathédrales

Comme son teint éblouissant

On en fait de l'essence, de l'huile, du ratafia et des confitures

Pompon ou bonbon mais toujours de même couleur

Ne voit jamais la vie en noir

On dit qu'elle a une odeur suave, qu'elle est ornementale et
que son type primitif est d'un rouge très pâle

 -

-

-

 

Je souligne que le texte est envoyé par Christine M, - les mercis sont pour elle

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Avec ou sans sucre ?

Publié le par elisa

         

              Sucre blanc, sucre roux ?

      

   

 

 

 

 

     

Tout au pied de la colline
Perdue parmi les lauriers
Se tient la silhouette fine
De la maison de papier
La porcelaine si fine
Des petites tasses de thé
Reflète tes yeux d'amande
Aux reflets mouillés
Des jours entiers à t'aimer
La la la la 
      Julien Clerc  Des jours entiers à t'aimer ... 

      

 

Porcelaines fines ?

 

  Et pourquoi pas un peu de poésie ?

Le Rêve du Poète

Ce serait sur les bords de la Seine. Je vois
Notre chalet, voilé par un bouquet de bois.
Un hamac au jardin, un bateau sur le fleuve.
Pas d'autre compagnon qu'un chien de Terre-Neuve
Qu'elle aimerait et dont je serais bien jaloux.
Des faïences à fleurs pendraient après des clous ;
Puis beaucoup de chapeaux de paille et des ombrelles.
Sous leurs papiers chinois les murs seraient si frêles
Que même, en travaillant à travers la cloison
Je l'entendrais toujours errer par la maison
Et traîner dans l'étroit escalier sa pantoufle.
Les miroirs de ma chambre auraient senti son souffle
Et souvent réfléchi son visage, charmés.
Elle aurait effleuré tout de ses doigts aimés.
Et ces bruits, ces reflets, ces parfums, venant d'elle,
Ne me permettraient pas d'être une heure infidèle.
Enfin, quand, poursuivant un vers capricieux,
Je serais là, pensif et la main sur les yeux,
Elle viendrait, sachant pourtant que c'est un crime,
Pour lire mon poème et me souffler ma rime,
Derrière moi, sans bruit, sur la pointe des pieds.
Moi, qui ne veux pas voir mes secrets épiés,
Je me retournerais avec un air farouche ;
Mais son gentil baiser me fermerait la bouche.
- Et dans les bois voisins, inondés de rayons,
Précédés du gros chien, nous nous promènerions,
Moi, vêtu de coutil, elle, en toilette blanche,
Et j'envelopperais sa taille, et sous sa manche
Ma main caresserait la rondeur de son bras.
On ferait des bouquets, et, quand nous serions las
On rejoindrait, toujours suivis du chien qui jappe,
La table mise, avec des roses sur la nappe,
Près du bosquet criblé par le soleil couchant ;
Et, tout en s'envoyant des baisers en mangeant,
Tout en s'interrompant pour se dire : Je t'aime !
On assaisonnerait des fraises à la crème,
Et l'on bavarderait comme des étourdis
Jusqu'à ce que la nuit descende...

- O Paradis !

                                       François Coppée

            un peu de ce que j' aime  ..........        

     

 

 

Publié dans POESIES

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